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Gaza-Israël a arrêté 240 personnes lors du raid de l'hôpital Kamal Adouane
information fournie par Reuters 29/12/2024 à 02:19

Wounded Palestinians arrive at Al-Ahli al-Arabi hospital, in Gaza City

Wounded Palestinians arrive at Al-Ahli al-Arabi hospital, in Gaza City

par Nidal al-Mughrabi et Maytaal Angel

LE CAIRE/JERUSALEM (Reuters) -L'armée israélienne a annoncé samedi l'arrestation de 240 personnes à la suite du raid, dans le nord de la bande de Gaza, de l'hôpital Kamal Adouane, dont son directeur et des membres du personnel médical.

Le ministère de la Santé de Gaza s'est dit préoccupé par le sort de Houssam Abou Safiya, directeur de l'hôpital, après que des membres du personnel qui ont été libérés vendredi soir ont affirmé qu'il avait été battu par des soldats.

Les forces israéliennes ont fait irruption vendredi dans l'hôpital Kamal Adouane, l'un des trois établissements médicaux de la pointe nord de la bande de Gaza, et ont ordonné à des dizaines de patients à évacuer les lieux.

L'armée israélienne affirme que l'hôpital était utilisé comme un centre de commandement par le Hamas et que les personnes arrêtées étaient des combattants présumés. Le directeur de l'établissement été emmené pour être interrogé car il est soupçonné d'appartenir au groupe islamiste, a ajouté l'armée.

Le Hamas a rejeté ces accusations vendredi et a déclaré qu'aucun combattant ne se trouvait dans l'hôpital. Il n'a pas commenté les arrestations.

Dans un communiqué publié samedi, le groupe islamiste a exhorté l'Onu et les agences internationales compétentes à intervenir d'urgence pour protéger les hôpitaux et les installations médicales du nord de Gaza et les approvisionner.

Il demande également l'envoi d'observateurs de l’Onu dans les installations médicales de Gaza pour démontrer la fausseté des accusations selon lesquelles elles seraient utilisées à des fins militaires.

L'OMS "CONSTERNÉE"

L'opération visant l'hôpital Kamal Adouane a causé l'arrêt d'un important établissement hospitalier du nord de la bande de Gaza, a dénoncé l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) sur X.

"L'OMS est consternée par le raid d'hier. Le démantèlement systématique du système de santé et le siège de plus de 80 jours dans le nord de Gaza mettent en danger la vie des 75.000 Palestiniens qui restent dans la zone", a ajouté l'organisation.

Certains patients ont été transférés vers l'hôpital indonésien qui est aussi hors de service et les médecins n'ont pas été autorisés à les rejoindre, a indiqué le ministère de la Santé de Gaza. D'autres patients et membres du personnel ont été emmenés vers d'autres établissements médicaux.

Selon l'armée israélienne, 350 patients et personnels médicaux ont été évacués avant le raid et 95 autres ont été transférés à l'hôpital indonésien pendant l'opération, en coordination avec les autorités sanitaires locales.

L'hôpital de Kamal Adouane, ainsi que l'hôpital indonésien et celui d'Al Aouda, situés dans le nord de l'enclave, ont été attaqués à plusieurs reprises par les forces israéliennes ces dernières semaines, selon le personnel médical palestinien.

L'armée israélienne a annoncé samedi avoir lancé dans la nuit une opération contre des cibles dans la région de Beit Hanoun, dans le nord de la bande de Gaza, et transmis de nouveaux ordres d'évacuation.

Une grande partie de la zone entourant les villes de Djabalia, Beit Hanoun et Beit Lahiya, dans le nord du territoire, a été vidée de ses habitants et est systématiquement rasée. Les Palestiniens affirment qu'Israël veut se servir de ce territoire pour y créer une zone tampon après la fin de la guerre, ce que l'État hébreu nie.

Le ministère de la Santé de la bande de Gaza aussi fait état de la morts de 18 Palestiniens dans des frappes israéliennes samedi, dont neuf dans le camp de Maghazi, dans le centre de l'enclave. L'armée israélienne n'a pas commenté ce bilan.

(Reportage Nidal al-Mughrabu et Maytaal Angel, avec la contribution d'Ali Sawafta et Muhammad al-Gebaly ; Zhifan Liu et Kate Entringer pour la version française)

22 commentaires

  • 30 décembre 10:19

    Il est incompréhensible que des personnes défendent encore les massacres perpétrées par le gouvernement israéliens contre les civiles et la destruction systématique de tout ce qui permettent aux êtres humains de vivre. Quelle honte à eux


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